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Le blog de Biblio

En finir avec Eddy Bellegueule d'Edouard Louis

26 Octobre 2015 , Rédigé par Biblio Publié dans #romans - nouvelles - reportages

En finir avec Eddy Bellegueule d'Edouard Louis

Il y a des livres qui nous laissent avec des sentiments mitigés une fois la lecture achevée, des livres que l'on voudrait aimer ou détester mais dont le choc de la lecture nous laisse tellement groggy que l'on a du mal a démêler nos sentiments. Ce livre, avec l'histoire de ce jeune homosexuel vivant en Picardie profonde et ses relations avec son entourage, en fait partie. Il nous prend aux tripes, nous accule dans les cordes et on finit a la limite de la nausée car cette Picardie et ses habitants décrits par l'auteur semblent tout droit sortie du Moyen-âge. Et c'est là où le lecteur ne peux s'empêcher de se poser de nombreuses questions car ce livre nous est vendu comme une autobiographie mais c'est le mot roman qui est inscrit sur la couverture. Où se situe la fiction et jusqu'où va t'elle ? Le lecteur se retrouve un peu désarmé face a ces questions dont il ne peut connaitre les réponses. Doit il tout prendre pour argent comptant où doit il être critique face aux nombreuses situations extrêmes qu'il rencontre lors de sa lecture ? C'est un situation très inconfortable pour le lecteur qui ne peut s'empêcher de se dire pendant la lecture que certaines situations semblent tellement caricaturales qu'elles semblent inventées, a tort ou a raison ? La plongée dans cet univers étant faite de manière violente et avec un vocabulaire cru, le lecteur se retrouve immergé dans un univers plein de bruits et de fureur qui rend palpable le désespoir de ce jeune Eddy. Un récit, ou un roman c'est selon, qui réussit son pari de mettre le doigt où il fait mal, très mal.

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La fille du train de Paula Hawkins

23 Octobre 2015 , Rédigé par Biblio Publié dans #policiers - polars et thrillers

La fille du train de Paula Hawkins

Sans conteste le polar de l'été, celui dont tout le monde parle ou a parlé et généralement en bien. Mon avis ne se différenciera pas fondamentalement de cette unanimité mais apportera quelques réserves. Mais commençons par les nombreuses qualités de ce livre, la première étant sans conteste des personnages a la psychologie complexes particulièrement réussis qui a défaut d'attirer la sympathie attire l'attention du lecteur sur leurs nombreuses failles. Autre réussite la construction du récit polyphonique (pas corse mais londonienne) qui permet au lecteur d'avoir une vision différente d'une même scène selon le personnage qui témoigne. Un procédé qui s'inscrit parfaitement dans ce récit et plonge le lecteur dans un abime de perplexité quand a la découverte du meurtrier (du moins jusqu'à la première moitié du livre). Autre réussite l'idée du départ, celle d'une femme prenant toujours le même train et s'amusant a imaginer la vie des personnes qu'elle voit a travers les vitres du train car le lecteur n'a aucun mal à s'identifier a elle. Mais grâce a elle le lecteur, une fois le livre refermé, n'a aucune envie d'aller vérifier si cette vie imaginée correspond a leur vie réelle. Voila pour les nombreuses qualités de ce livre, il est temps de passer aux réserves. La plus importante pour tous lecteurs de polar est que l'auteure n'a pas réussi a garder le suspense jusqu'au bout du livre. Autant dans la première partie le lecteur est désarçonné régulièrement et a bien du mal a se faire une idée quand a l'identité du meurtrier(e) autant dans la seconde il comprend rapidement qui a commis(e) le meurtre et a partir de ce moment les défauts du récit lui sautent aux yeux entre répétitions et rythme poussif. Tout suspense étant aboli la lecture devient alors plus laborieuse.

A défaut du polar de l'année, un polar bien construit avec des personnages tortueux comme on les aime. Ma note 7.5/10.

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Le monde d'en bas d'Alain Bron

19 Octobre 2015 , Rédigé par Biblio Publié dans #livres lus en partenariat

Le monde d'en bas d'Alain Bron

Il faut admettre que la maison d'édition In Octavo avec sa politique de faire découvrir aux lecteurs de nouveaux auteurs nous permet de découvrir de nouvelles écritures avec une belle constance. Non que tous les livres qu'elle publie soient une complète réussite mais il faut bien constater qu'elle dénote par rapport aux autres et qu'elle nous révèle de belles surprises. Ce "monde d'en bas" en fait incontestablement partie avec son intrigue politico-policière qui nous plonge dans les années de plomb, ces années (début des années 60 jusqu'à la fin des années 80) où l'Italie et l'Europe étaient en proie à un terrorisme politique. Ce livre est une réussite pour plusieurs raisons, la première étant que l'auteur réussit a nous passionner pour une histoire qui, écrit par moins talentueux, aurait pu être indigeste. Grâce a ses talents de conteur et ses qualités littéraires il nous emmène dans cette période troublée et nous fait suivre le parcours d'un de ces terroristes. L'autre raison réside dans la réussite des personnages finement construis et parfaitement crédibles. La dernière raison étant une intrigue "policière" rondement menée avec juste ce qu'il faut de rebondissements sans oublier un humour salutaire parsemant ce récit. Ma note 8.5/10.

Un grand merci aux éditions In Octavio et à Babelio pour m'avoir permis de participer a cette masse critique et de m'avoir fait découvrir un nouvel auteur.

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Tigres de papier de Rubén Sosa

4 Octobre 2015 , Rédigé par Biblio Publié dans #livres lus en partenariat

Tigres de papier de Rubén Sosa

C'est avec ce genre d'album que je m'aperçois de mes limites en matière de bande dessinée. Là où les amateurs de ce genre littéraire s'extasient sur la qualité du dessin, moi je n'y vois que traits un peu grossiers et une certaine naïveté. Par contre, j'ai vraiment apprécié les couleurs tour à tour chaudes et froides. Quand à l'histoire, plutôt les histoires, que ce soit celle d'amour compliquée ou la ballade de deux tueurs fous, elles n'ont pas réussies a me convaincre de l'intérêt de me procurer le deuxième tome. Par contre ce qui m'a fortement intéressé, c'est la préface de José Munoz dans laquelle il parle de son ami et du rajout de l'éditeur qui nous fait découvrir le parcours de l'auteur que ce soit artistique qu'humain d'un auteur méconnu et disparu.

Merci aux éditions Tartamudo et a Babélio pour m'avoir permis de participer à cette masse critique.

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