Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Biblio

Les anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra

18 Mai 2014 , Rédigé par Biblio Publié dans #romans - nouvelles - reportages

Les anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra

Un roman sur la gloire et la déchéance d'un boxeur, voila une idée qui à défaut d'être nouvelle est intéressante surtout quand c'est un grand auteur comme Yasmina Khadra (auteur entre autres des excellents "l'attentat", "Les hirondelles de Kaboul" et "Les sirènes de Bagdad") qui l'écrit. Mais cette idée passe d'intéressante a passionnante quand l'auteur décide de situer l'action de son roman dans l'Algérie de l'entre deux guerres, cette Algérie sous colonisation française où le pouvoir et les richesses sont confisqués par les blancs et où une grande partie des algériens vivent dans un dénuement complet et sont considérés comme des sous hommes. A moins que comme Turambo le héros de ce livre, ils aient quelque chose qui intéresse les nantis. Le don de Turambo réside dans la boxe et c'est grâce a la force de ses poings qu'il va réussir a s'arracher à la misère. Un don qui va faire de lui un être adulé par les foules mais qui n'empêchera pas la ségrégation de peser de tout son poids sur lui. C'est l'histoire de ce boxeur que nous raconte l'auteur, de son enfance jusqu'à la fin de sa vie, une vie dont on sait dès le départ qu'elle est tragique puisque le roman s'ouvre sur un Turambo condamné a mort pour une raison inconnue mais que l'on découvrira au fil de la lecture et de sa vie. Un roman réussi sur cette Algérie méconnue et sur un héros fidèle a ses principes jusqu'à la rigidité. Pas de point faible dans ce roman me demanderez vous ? Si : un beau style et un vocabulaire très riche. Mais ce n'est pas un point faible me rétorquerez vous. Si un peu quand ce récit est considéré être raconté par un inculte et un analphabète ne sachant pratiquement ni lire ni écrire. Cela crée un décalage gênant, le livre aurait gagné en véracité en utilisant un vocabulaire plus simple ou en changeant le point de vue d'écriture en ne faisant pas de Turambo le narrateur.

Il n'en reste pas moins un excellent roman qui nous plonge dans une époque pas si lointaine où les richesses étaient détenues par une poignée de gens (une époque peut être toujours pas révolue). Ma note 8/10.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article